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Posté par make it happen sur 12 novembre 2020
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Vestiaire Collective ouvre un pop-up à Paris : entretien avec Henrique Fernandez, directeur du Service VIP et Conciergerie

1) Vestiaire Collective est aujourd’hui le leader européen de l’achat et de la vente en ligne de produits de luxe d’occasion, pourquoi avoir choisi d’ouvrir un pop-up store ?

Nous souhaitions avant tout proposer une expérience originale à nos clients. Ouvrir un pop-up store pour un eshop comme celui de Vestiaire Collective, c’est vouloir aller à la rencontre de ses clients, une rencontre davantage physique, et qui ne s’opère plus seulement derrière un ordinateur.

2) Quels sont les enjeux de l’ouverture d’une boutique physique comme celle de Vestiaire Collective lorsque l’on est avant tout un e-shop ?

Il y a d’abord l’enjeu physique, comme je le disais précédemment, mais qui fonctionne aussi dans le sens inverse : les adeptes de Vestiaire Collective, tout autant que les novices, sont aussi très curieux de découvrir cet espace, que nous avons pensé avant tout comme original et cohérent. Aujourd’hui, il est important de penser qu’un univers « mode » doit fonctionner comme un ensemble. Nous voulions apporter une véritable identité physique à Vestiaire Collective.

3) L’ouverture de cette boutique éphémère tend-t-elle à fidéliser davantage la communauté déjà très active sur le site ?

Je dirais que, bien plus de la fidéliser, ça la conforte dans l’image que nous renvoyons au quotidien. Vestiaire Collective n’est pas seulement une boutique éphémère, elle est pensée comme un lieu de vie.

4) Cette adresse, rue Saint Roch, était-ce une évidence pour l’identité de marque de Vestiaire Collective ? Pourquoi avoir choisi ce lieu ?

Avant tout, parce que cet espace est au centre de Paris, dans un quartier phare de la mode et des enseignes aussi bien trendy que luxe. Nous sommes à quelques pas de chez Colette, mais pas non plus directement sur la rue St Honoré, ce qui donne une ambiance un peu plus intimiste et confidentielle au pop-up Vestiaire Collective. Cette boutique est idéale de par sa configuration (nous organisons des talks plusieurs fois par mois au sous-sol, ainsi que des ambiances thématiques) qui permet de laisser libre court à nos envies grâce à sa superficie ; mais aussi de par son emplacement, qui finalement est emblématique aux yeux de tous les addicts de mode.

5) Quelle sorte d’expérience client viennent chercher celles qui n’ont peut-être jamais osé acheter en ligne sur Vestiaire Collective mais qui vont craquer en shoppant à la boutique éphémère ?

Il y a des clientes qui ont besoin de sentir une certaine interaction avant d’acheter une pièce. Cette interaction peut très bien s’opérer avec le personnel de la boutique où elle shoppe sa pièce, mais il peut s’agir aussi d’une interaction avec le vêtement. Pour la plupart des clientes, il est primordial de voir la pièce portée, ou même simplement de sentir le tissus, la fluidité… Les clientes peuvent par exemple venir essayer une paire de chaussures, négocier en ligne, et lorsque l’affaire est conclue venir les chercher à la boutique.

6) Vous aviez déjà ouvert un pop-up à Londres l’an dernier, comment faites-vous les sélections des vêtements que vous proposez en boutique ? Vous-adaptez-vous à la clientèle du pays ou bien fonctionnez-vous au coup de cœur, aux modèles iconiques ?

On a souhaité mélanger certaines pièces de grandes maisons comme Chanel, Hermès, Louis Vuitton ou Céline à des pièces de créateurs comme JW Anderson ou encore Acne, Jacquemus. L’enjeu était de mélanger le savoir-faire de maisons luxueuses avec la créativité de marques plus jeunes.

7) Vous avez choisi de collaborer avec Racine Paris pour vos bouquets confectionnés sur-mesure, ainsi qu’avec Petit Comité pour votre espace café. Par cette démarche, souhaitez-vous montrer que Vestiaire Collective est un lifestyle bien plus qu’un simple pop-up store ou un e-shop ? D’autres collaborations auront-elles lieu ?

On veut montrer que cette espace de 150m2 dans le cœur de Paris n’est pas seulement une boutique d’occasion prestigieuse, mais un véritable lieu de vie et de rencontres. On ne parle pas réellement de collaboration pour ce qui est de la suite de nos évènements, mais davantage d’interventions de professionnels du milieu. Par exemple, nous avons récemment accueilli la top model Toni Garrn, qui, avec une association caritative, est venue au Pop up Vestiaire Collective vendre certaines pièces de sa propre garde-robe, mais aussi de ses copines mannequins superstars… notamment Kate Moss ou encore Gisele Bundchen !

8) Vous organisez aussi des conférences, ponctuellement, avec des thèmes comme « Pièces Historiques », « La Parisienne », etc… Quel est le message que vous souhaitez faire passer dans l’organisation d’évènement comme celui-ci ?

Attirer une clientèle plus diversifiée, qui a envie de débattre et d’en découvrir davantage sur la mode et sur l’univers de Vestiaire Collective. La première de nos conférences avait d’ailleurs comme sujet les débuts du site, mais aussi les pièces qui ont fait notre histoire !

Quant aux thèmes, cela nous permet de proposer un turn-over constant et de les adapter en fonction de nos conférences, rencontres, signatures de livres, etc.

Par exemple sur le thème « La Parisienne », nous recevions Jeanne Damas et Lauren Bastide, à l’occasion de la sortie de leur livre « A Paris ». C’est une série de portraits de 20 parisiennes, qui, chacune à leur façon, incarnent l’esprit de la capitale.

9) Peut-on désormais considérer le pop-up store de Vestiaire Collective comme une sorte de concept store nouvelle génération de produits vintage et d’occasion ?

Oui, mais pas seulement : c’est aussi proposer des évènements exclusifs, justement pour donner un peu de vie au milieu de la mode. Il s’agit d’initier les clientes à l’univers Vestiaire Collective, en accentuant notre expertise dans le milieu du vintage et des pièces d’occasion.

10) De plus en plus de marques vendent aujourd’hui uniquement en ligne, et préfèrent, plutôt que d’avoir une boutique physique, vendre occasionnellement dans des lieux privilégiés (pop-up, vente privée dans des Hôtels, etc.) en donnant rdv à leur clientèle. Est-ce pour vous le futur du Retail ?

Il est sans doute un peu tôt pour décréter que c’est le « futur » du Retail, mais il est indéniable que la manière de consommer change, et donc la manière d’acheter. Parce que la vente se fait dans un lieu privilégié, et forcément sous invitation, alors la cliente se sentira elle-aussi privilégiée d’y assister. On est de plus en plus en quête d’expérience d’achat différente, qui relève du confidentiel et qui rappelle que certaines pièces ont une histoire ; qu’il s’agisse d’une pièce vintage des années 60 ou d’une pièce contemporaine mais Made in France. Le storytelling a aujourd’hui une valeur importante dans l’acte d’achat.

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